La Grèce envisage une sortie de l’euro
Le tabou est définitivement levé : alors que la presse européenne et internationale se faisait l’écho depuis un certain temps déjà d’une possible restructuration de la dette, le journal allemand Der Spiegel révèle aujourd’hui que la Grèce considère très sérieusement une sortie pure et simple de la zone euro. Les ministres des finances et représentants de la commission européenne se réunissent ce soir à Luxembourg – secrètement à la base – pour discuter de cette possibilité.
Selon les sources – internes au gouvernement grec – du Spiegel, le gouvernement se préparerait aussi à une restructuration rapide de la dette grecque.
Ces informations ont – pour le moment – été démenties par le gouvernement grec, Bercy ainsi que par Jean-Claude Juncker (président de l’Eurogroupe).
Si elles sont néanmoins confirmées, nous serions alors dans une situation totalement inédite, dont les conséquences sont très floues. En effet, si les traités européens n’empêchent pas explicitement une sortie unilatérale de l’euro, ils ne précisent cependant pas les conditions légales d’une telle décision. Nous nageons donc dans l’incertitude la plus complète.
Pour rappel, les banques françaises sont exposées à hauteur d’environ 40 milliards d’euros à une restructuration de la Grèce. La banque la plus exposée est d’ailleurs le Crédit Agricole, via sa filiale Emporiki.
L’Etat Français, quant à lui, s’était engagé à verser 16,8 milliards d’euro sur 3 ans dans le cadre du plan de sauvetage octroyé il y a un an. Environ la moitié de ces fonds auraient été déjà débloqués.
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Il vaut mieux essayer de boucher tous les trous d’une passoire avec une seule main, plutôt que de continuer à chercher des solutions pour laisser l’euro tel qu’il est ………