OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Charte de confidentialité : des icônes pour informer http://owni.fr/2012/12/14/charte-de-confidentialite-des-icones-pour-informer/ http://owni.fr/2012/12/14/charte-de-confidentialite-des-icones-pour-informer/#comments Fri, 14 Dec 2012 14:15:35 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=127420

Lorsque vous téléchargez un logiciel sur votre ordinateur, une image, une typographie, de la musique, etc. vous vous retrouvez souvent nez à nez avec les fameux textes de “politique de confidentialité”. Je ne sais pas qui prend le temps de lire tout ceci mais les clauses de confidentialité sont en général bien complexes et écrites en corps 9 et en gris sur fond blanc.

Nous avons donc tendance à cliquer sur “oui j’accepte” sans avoir lu. Problème donc. Mais la longueur du texte, la présentation graphique et la complexité des conditions d’utilisations et des politiques de confidentialité n’est pas une excuse à notre laxisme et à notre laisser-aller. Ainsi, des designers, des citoyens et des experts en droit se préoccupent aujourd’hui de poser des questions autour de l’accessibilité de ces politiques de confidentialité et de trouver des réponses simples, adéquates, rapides et visuelles.

Des icônes

Parmi ces idées, voici les icônes du projet réalisé avec Mozilla, Ocupop et “Disconnect”.

Ces icônes ont été développées en partenariat avec un groupe de travail dirigé par Mozilla. L’idée ? Les icônes, c’est un travail en cours que vous pouvez améliorer, modifier et utiliser sur votre site. Cette iconographie de la vie privée en ligne est donc soutenue par une collection d’emblèmes destinés à informer les utilisateurs.

Informer / rassurer / partager

Les questions de confidentialité et de protection des données personnelles sur Internet étant très vastes, c’est un sujet qui continue de croître. Comment ces icônes peuvent rester accessibles, simples et limitées en nombre ? Evidemment, elles ne doivent pas être un jugement de valeur sur le site concerné mais une information supplémentaire. Difficile à faire passer mais si la simplicité de ces icônes est à la mesure de leur limpidité, l’internaute devrait pouvoir s’y retrouver.

Signification

Pour préserver cette simplicité, des flèches, des cercles et des pictogrammes ont été utilisés. La couleur joue elle aussi un rôle important. Pour finir, toutes les icônes prennent la forme d’un document, signifiant ainsi leur relation avec les données de l’utilisateur dans un sens plus large. Leur emplacement sera situé dans la barre d’adresse du navigateur en 16 pixels par 16 pixels.

Voici de quoi réviser vos fondamentaux :

Une image ne résoudra jamais les soucis d’exploitation des données et de confidentialité mais elle pourra être un excellent indicateur de la politique d’un site Internet et alors sensibiliser le grand public à ces questions. Ces icônes, vous les retrouverez peut-être à l’avenir sur de grands sites comme c’est déjà le cas sur cette liste dans laquelle on retrouve par exemple 01Net, Alexa, Paypal ou encore les différents services de Google.

Pour en savoir plus

]]>
http://owni.fr/2012/12/14/charte-de-confidentialite-des-icones-pour-informer/feed/ 286
Un bouquet de bambous pour sauver des vies http://owni.fr/2012/11/30/un-bouquet-de-bambous-pour-sauver-des-vies/ http://owni.fr/2012/11/30/un-bouquet-de-bambous-pour-sauver-des-vies/#comments Fri, 30 Nov 2012 12:00:20 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=126887

Dans sa conférence TED, notre designer humoriste français Philippe Stark expliquait qu’à notre époque, être designer c’est être totalement inutile. Ce à quoi je répondrais qu’à notre époque et à l’avenir, être designer c’est choisir de se rendre utile et pourquoi pas indispensable.

Mine Kafon

Je vous présente aujourd’hui le fabuleux projet “Mine Kafon” créé par Massoud Hassani. Cet objet volumineux qui ressemble à la balle qu’un chat immense aurait perdu dans le désert est conçu pour être posé au sol et pour rouler à travers les champs de mines non défrichés… en faisant ainsi exploser les mines anti-personnelles oubliées. Une idée brillante, simple et percutante fabriquée à partir de matériaux légers comme le bambou, et qui vise à permettre aux populations locales de se réapproprier leurs terres afin de les utiliser en toute sécurité. Tout simplement pour cultiver, pour voyager, pour vivre.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Vous l’aurez compris, cette balle immense n’explose pas quand la mine se déclenche mais elle absorbe le choc et continue à rouler jusqu’à la prochaine mine pour la faire exploser. Dans le détail, la balle est constituée de trois parties:

  • - le noyau sphérique
  • - 70 tiges de bambou qui sortent de celui-ci
  • - des embouts noirs et ronds pour les pieds de ces tiges de bambou.

Point particulièrement intéressant entre tous, Mine Kafon envoie et diffuse en permanence sa localisation, capturée par un GPS, traçant alors des chemins “libres” sans mine qu’il est possible de conserver.

Retour sur le principe d’une mine

En design, pour concevoir un objet pertinent, utile et dont la forme est à la hauteur de sa fonction, il faut bien comprendre le terrain dans lequel on agit, il faut même parfois devenir un spécialiste de son sujet. Ainsi, pour comprendre Mine Kafon, rappelons le principe d’une mine anti-personnelle. Cette mine est composée d’un dispositif de mise de feu qui se déclenche sous une action extérieure (le passage d’un véhicule, d’une personne ou d’un animal…) et émet une flamme qui aura pour effet de produire une petite explosion ; le rôle de cette petite explosion est déclencher la charge principale – la grosse explosion. La mine elle est également composée d’un dispositif de sécurité (goupille, bouton, fourchette, etc.). L’effet de souffle peut également endommager et projeter des fragments alentour.

Pour neutraliser l’engin, l’idée de Mine Kafon est, d’une part de déclencher la mise à feu (le poids de l’objet doit être suffisant) et, d’autre part, d’absorber le souffle pour éviter d’être projetée. Et éventuellement de limiter les éclats, les projectiles.

De plus, pour assez incroyable que cela puisse paraître, Mine Kafon est assez légère pour qu’une brise légère puisse simplement la pousser.

Le designer au service d’une cause.

Massoud Hassani a échappé à la guerre en Afghanistan alors qu’il avait 14 ans. C’est cette histoire qui l’a conduit à avoir une posture dans son métier. Son but était de trouver un moyen de faire disparaître ce fléau de sa ville natale, où sont encore présentes des milliers de vieilles mines soviétiques.

Quand nous étions jeunes, nous avons appris à faire nos propres jouets. Un de mes favoris était une petite éolienne roulante. Nous faisions des courses les uns contre les autres dans les champs autour de notre quartier. Il y avait toujours un fort vent s’agitant vers les montagnes. Alors que nous faisions la course, nos jouets ont roulé trop vite et trop loin et ont atterri dans des zones où nous ne pouvions pas aller les chercher en raison des mines. Je me souviens encore de ces jouets que j’avais fait et que je regardais aller au-delà de la zone où nous pouvions aller.

Détournement & matériaux

Construit en matière plastique biodégradable et en bambou avec un cœur informatique contenant un GPS, Mine Kafon s’inscrit dans la tendance du DIY. J’imagine très bien que Massoud Hassani puisse mettre en open source le code informatique qui analyse les données GPS mais également les plans de sa boule afin que chaque communauté concernée puisse recréer son propre démineur collectif.

Designers Bidouilleurs anti-guerre !

Hassan n’est pas le seul à se poser la question des armes, de la guerre et de ce que cela provoque. En effet, de nombreux designers, plasticiens, hacktivistes et artistes prennent des initiatives pour dénoncer et agir. Un exemple avec ce livre de coloriage qui dénonce les violences policières ou encore ce site intitulé “NukeMap” pour comprendre et visualiser l’impact des bombes nucléaires.

D’autres comme Mona Fawaz, Ahmad et Mona Harb Gharbieh se sont concentrés sur Beyrouth et ont cartographié les conflits armés pour en rendre compte à la population. Enfin, les bombes sont parfois détournées pour faire du bien à la planète.. et ça, parfois, ça me laisse rêveur.

Soutenir le projet

Pour finir ce “Vendredi c’est Graphism”, je vous invite à vous rendre sur la page du projet pour le soutenir. En effet, parfois, cet objet étrange perd un peu de ses jambes de bambou lorsqu’il explose et coûte au total une quarantaine d’euros. Une de ces “Mine Kafon” a été acquise par le MoMA et sera présentée en mars 2013.

Massoud Hassani est actuellement à la recherche de partenaires financiers et des collaborateurs pour apporter leurs idées dans la production.

]]>
http://owni.fr/2012/11/30/un-bouquet-de-bambous-pour-sauver-des-vies/feed/ 0
Le jour où Instagram découvrit le web http://owni.fr/2012/11/16/le-jour-ou-instagram-decouvrit-le-web/ http://owni.fr/2012/11/16/le-jour-ou-instagram-decouvrit-le-web/#comments Fri, 16 Nov 2012 10:11:47 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=126068

À l’heure où Instagram publie des photos aériennes prises par un drone, à l’heure où l’on visionne ses photos sur un pico projecteur, à l’heure où je vous publie chaque jour un dessin sur cette même plateforme, Instagram ouvre enfin son service au web sous forme de page galerie personnelle. Petite révolution pour libérer les photos du téléphone de millions d’utilisateurs, premier pas vers l’absorption d’Instagram par Facebook ou évolution de l’expérience utilisateur ? Aujourd’hui, on fait un petit tour par ce grand saut sur le web.

Instagram, du mobile au web

Il ne vous est plus nécessaire d’avoir un smartphone ou de passer par des services tiers (webstagram, statigram, etc.) pour accéder aux galeries de vos photographes amateurs préférés. Instagram est un enfant du smartphone, né de la mobilité, de la photo et des réseaux sociaux, il aura quand même mis du temps à faire le pont entre mobile et web.

Mais pourquoi Instagram lance ses profils web maintenant ?

Kevin Systrom, le CEO d’Instagram affirme qu’il attendait le bon moment avant de sortir les galeries web de ses 100 millions d’utilisateurs. En réalité, l’idée est de se positionner également pour les entreprises qui utilisent Instagram dans le cadre de leur promotion dans les médias sociaux. La version web du compte Instagram de Nike est sorti avec les premiers exemples. Ce changement est tout simplement une façon facile de rendre ces contenus disponibles pour tous les utilisateurs, en particulier ceux qui n’ont pas de smartphone sur iOS ou Android.

Sur le web, en plus de l’affichage de photos d’un utilisateur et de ses informations, vous pouvez aussi faire des choses telles que suivre cet utilisateur, commenter.

L’Interface

La chose la plus frappante sur les profils web est sa ressemblance avec la timeline de Facebook ! Graphiquement c’est à s’y méprendre tant l’inspiration est grande. Mais étrangement, nous ne sommes pas exactement dans les mêmes dimensions, et quelques subtilités ont été mises en place.

Une élégante animation lors du survol de la souris laisse place à la date, au nombre de commentaires et de likes, la mosaïque tout en haut offre un changement régulier des photos dans des petites cases qui forment une grille. Cette mosaïque justement occupe toujours la même disposition et n’est pas sans rappeler la photo de couverture des profils sur Facebook.

Typographie & interactivité

Côté typographie, Instagram utilise du Proxima Nova, une police d’écriture totalement revue en 1994. Entre du Futura et de l’Akzidenz Grotesk, le Proxima s’avère être assez élégant et très actuel, très inscrit dans la tendance.

Pour l’interaction c’est très simple, rien de révolutionnaire, il suffit de cliquer sur une photo et elle apparaîtra en taille réelle aux côtés des likes et des commentaires. On se rendra hélas compte à ce moment que la résolution des photos et parfois médiocre. En effet, pas de souci pour l’affichage sur mobile mais lors d’un affichage sur écran d’ordinateur cela s’avère plus délicat.

Une semaine après, de réels changements ?

Une semaine après son ouverture sur le web, de nombreux “Instagrameurs” redécouvrent leurs photos, on échange des albums sur Twitter, la vision d’ensemble se dessine et l’oeil de chacun peut mieux constater le talent de tel ou tel photographe. Pour ma part j’ai redécouvert ma galerie Instagram et j’ai découvert de nombreux artistes qui détournent Instagram comme le peintre japonais Ostatosh, les ambiances suédoises de Cimek, le dessinateur Dika ou encore l’univers typographique de Frank.

L’avenir ?

Peut-être qu’à l’instar de son cousin Pinterest, Instagram proposera des versions “privées” en ligne ? À l’heure actuelle, les profils privés sur l’application mobile apparaissent comme “vides” sur la version web. Le lien entre mobilité et interface ordinateur soulève souvent des questions de ce genre, la réponse est dans le camp des designers et des développeurs — sans oublier évidemment l’éthique qu’un tel service se doit d’avoir.

De même, il est tout à fait possible d’imaginer à l’avenir une version “blog” d’Instagram en pouvant, pourquoi pas, créer des “boards” comme sur Pinterest ou des articles comme sur Tumblr. La base du service reposant sur le partage de photos (avec ses filtres), le like et le commentaire — mais Facebook occupant la place du plus gros réseau social au monde — ça va être à Instagram (et donc désormais à Facebook), de tirer son épingle du jeu pour rester innovant et fédérer les amoureux de l’image que nous sommes.

En attendant, sur Instagram web ou Instagram mobile, on trouve de tout, des gansters aux enfants fortunés en passant par l’ouragan Sandy. La vie donc…

]]>
http://owni.fr/2012/11/16/le-jour-ou-instagram-decouvrit-le-web/feed/ 0
Philips aurait bien aimé réinventer la lumière http://owni.fr/2012/11/02/philips-aurait-bien-aime-reinventer-la-lumiere/ http://owni.fr/2012/11/02/philips-aurait-bien-aime-reinventer-la-lumiere/#comments Fri, 02 Nov 2012 15:00:54 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=124835

Une des actualités design de cette semaine est la sortie en fanfare de cette ampoule signée Philips et distribuée par Apple ! Rien que ça. Pendant que certaines startup souhaitent réinventer la roue, Philips “recrée” l’invention d’Edison qui date d’il y a maintenant 133 ans. L’idée est séduisante car depuis tout ce temps, l’ampoule n’a pas vraiment changé, cependant l’idée n’est pas si innovante que ça, on va le voir et les usages d’un tel objet me questionnent réellement.

Hello Hue

Hue, (prononcez “hiou”) est donc le nom de cette ampoule  soutenue par un marketing assez imposant. Les designers s’intéressent en général à l’expérience lumineuse, à l’objet lumineux dans sa globalité, à la forme de la lampe, mais rarement à son contenu : la lumière – ou plus précisément dans notre cas – l’ampoule. Philips a donc souhaité faire évoluer ce symbole de création avec la sortie de Hue qui est présentée comme “la prochaine étape dans l’éclairage des foyers” ou encore comme “le premier système d’éclairage domestique connecté à Internet”. Une révolution domotique ?

Selon Philips, l’innovation se situe dans le fait que cette ampoule à LED est capable de produire presque toutes les couleurs de la lumière dans la mesure d’un spectre de 16 millions de couleurs. Si l’idée semble attrayante, je vous laisse réfléchir sur ses usages réels. Pour cela, voici la vidéo de présentation de Hue.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

La vidéo de présentation est assez surprenante car elle ressemble à une publicité Apple. Se faire passer pour un produit Apple sans le dire, voilà une stratégie de communication assez intéressante.

Cette ampoule est donc connectée à Internet et plus précisément à une application iPhone et iPad. Et oui, le smartphone et la tablette (ici transformés en télécommande) proposent une application qui permet de modifier la couleur de votre environnement selon plusieurs critères et de différentes façons. Cette “révolution design” est donc réservée aux utilisateurs d’Apple. Malgré tout son but est d’offrir une expérience nouvelle.

L’application

Une expérience

Comme le témoignent la vidéo et les images, l’expérience semble donc attrayante. Par exemple, chez vous, vous allez pouvoir modifier les tons et les nuances en fonction de votre humeur. Une utilisation dans des lieux tels que les écoles et les hôpitaux aideront à la concentration, à la relaxation ou encore à la lecture. Pour cela, vous pouvez aller directement choisir certaines présélections déjà enregistrées ou encore choisir une photo de ce joli couché de soleil du sud de la Bretagne afin d’y récupérer votre éclairage pour recréer une ambiance ou mieux, un souvenir. Hue possède également une minuterie pour assombrir ou allumer lentement l’éclairage.

“Think Different” (ou pas)

Vous vous en doutiez peut-être, le projet n’est finalement pas si innovant. En effet, Philips n’en est pas à son premier coup d’essai dans la lumière changeante avec notamment son projet “Living Colors”. Cette lampe sortie il y a cinq ans possède la même expérience mais reposait plutôt sur l’objet lampe et sur une télécommande.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

La genèse

Mais surtout, je voulais vous parler du projet LIFX, un projet présenté sur Kickstarter et qui est presque intégralement identique à Hue. Lancé en septembre, son but est de proposer une ampoule “intelligente” qui se connecte en Wi-Fi et qui propose des ambiances colorées que vous contrôlez avec votre téléphone iPhone ou Android. Avec une demande de 100 000 dollars au départ, le projet aura su récolter 1 315 266 dollars. Un accueil impressionnant pour ce projet, mais reste à voir si l’innovation perdurera avec la sortie de Hue.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

De la question du besoin

“Du sens et de la simplicité” est le slogan de Philips et “Think Different” celui d’Apple. Je me pose donc la question des usages réels d’une telle ampoule. Comme de nombreux produits qui sortent aujourd’hui, nous n’avons pas un besoin immédiat, cependant l’expérience peut sembler intéressante, notamment dans le fait de retrouver un souvenir, une émotion passée à l’aide d’une couleur. De plus, la question de l’usage quotidien revient souvent au travers de cette ampoule. Apple qui la propose dans ses magasins vend en général des objets du quotidien. Même si l’ampoule est un objet du quotidien, qui réglera la luminosité et la couleur au quotidien ? De même, le design ne devrait-il pas être accessible au plus grand nombre en étant notamment multiplateforme ? La contrainte de la télécommande-iPhone reste assez forte.

Enfin, comme on l’a vu, les initiatives d’expérience lumineuse interactives sont de plus en plus nombreuses et je suis curieux de voir comment tout ceci se démocratisera, s’ouvrira et pourquoi pas, un jour, s’intégrera réellement dans notre foyer.

De même, j’aurais pu vous parler de la lampe Jelly Fish ou encore de la Mathmos Aduki Ni :

Cliquer ici pour voir la vidéo.


Cliquer ici pour voir la vidéo.

En attendant, je retourne à la lueur de mon écran et je vous à la semaine prochaine pour de nouvelles actualités design, graphiques et créatives !

Geoffrey

]]>
http://owni.fr/2012/11/02/philips-aurait-bien-aime-reinventer-la-lumiere/feed/ 12
Du F.A.T. dans tes yeux http://owni.fr/2012/10/26/du-f-a-t-dans-tes-yeux/ http://owni.fr/2012/10/26/du-f-a-t-dans-tes-yeux/#comments Fri, 26 Oct 2012 08:00:04 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=124193

Cette semaine, nous fêtons l’anniversaire du F.A.T., le Free Art & Technology lab. Ce laboratoire, connu aussi sous le nom de F.A.T. est un collectif d’artistes, de designers, de développeurs, de scientifiques, d’avocats et de musiciens, qui est dédié à la fusion de la culture populaire avec la technologie open source. Le F.A.T. Lab est connu pour produire des œuvres d’art critiques, piquantes, pertinentes et qui questionnent souvent le droit de la propriété intellectuelle, dans le domaine des nouveaux médias et de la technologie. C’est pourquoi, le F.A.T. lab a toujours créé des œuvres destinées à être “élevées” au domaine public et contribuer ainsi à leur propre mouvement.

Aux origines

Pour la petite histoire, le F.A.T. Lab a été fondé en 2007 par Evan Roth et James Powderly, deux personnages également connus pour leur laboratoire de recherche en graffiti (le G.R.L. Graffiti Research Lab). Une grande partie des membres du F.A.T. sont basés en Amérique du Nord mais également en Europe centrale et en Asie. C’est donc un collectif international dont le socle commun est Internet. Ses membres coopèrent sur des projets d’art numérique depuis maintenant cinq ans.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

h4ppy b1rthd4y!

Une exposition rétrospective a été imaginée pour l’occasion, avec pour simple titre “F.A.T. GOLD“, cette exposition rassemble vingt-cinq créateurs composés de graffeurs, de hackers et de codeurs pour un séjour d’une semaine au “Eyebeam“, un centre d’art technologique de New York. L’exposition présentera les œuvres importantes de 2007 à nos jours mais lancera également de nouveaux projets lors de la soirée d’ouverture. Les projets seront ajoutés à l’exposition au fur et à mesure.

Flash back dans le F.A.T. !

Comme le F.A.T. lab s’engage depuis maintenant cinq ans afin de soutenir les valeurs de l’ouverture et le domaine public, de nombreux projets ont vu le jour. Des projets mais également des idéaux qui puisent leur force dans la culture populaire. Je vous propose donc un petit aperçu de l’histoire de leurs meilleurs projets.

Le EyeWriter

En 2003 le graffeur Tempt1 a été presque complètement paralysé à cause de la maladie de Lou Gehrig. Pour aider leur ami à continuer à pratiquer son art, le F.A.T. Lab, openFrameworks, le Graffiti Research Lab et le Groupe Ebeling se sont associés pour créer l’EyeWriter, un outil qui met en place des caméras et des logiciels open source pour suivre les mouvements des yeux de l’utilisateur et permettre de les dessiner grâce aux mouvements des pupilles.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

SubPixel

“SubPixel” est un un kit de “mise à niveau” de la publicité dans le métro (ou ailleurs). Ce petit objet est construit à partir d’une réglette en acrylique découpée au laser, des bandes de plastique et de neuf lames de rasoir. Ainsi, une fois le tout assemblé, vous allez pouvoir, en deux grands coups rapides (un horizontal et un vertical), créer un damier, une grille. À partir de cette grille de 8×8 « pixels », il ne vous reste plus qu’à retirer ou non des cases et créer vos icônes au pixel ou modifier le sens de l’affiche. Voilà en quelques images le résultat :

cute SUBPIXEL   ou comment pixeliser la publicité dans le métro !

Les Lego open-source

En 2012, c’est une petite révolution qui s’est faite dans le monde du Lego grâce au kit de construction universel et gratuit possédant 80 objets 3D à imprimer sur une imprimante 3D. Vous pouviez donc utiliser votre imagination et ainsi connecter toutes ces petites briques à vos “vrais” Legos pour aller encore plus loin dans la création ! D’ailleurs, cette collection de 80 objets peut toujours être “dépassée”, car chacun peut proposer ses modèles, mettre à profit son savoir pour concevoir de nouvelles pièces et ainsi créer un véritable “réseau de jouets“.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Le poster

FAT Rêve denfant : Comment fabriquer ses propres Legos ?

Free Speech !

“Free Speech” est une oeuvre créée pour le Musée Kunsthalle à Vienne. Un seul but : la liberté d’expression !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Peer to Peer du chien

Si vous passez du temps à échanger des fichiers et si vous aimez les animaux, ce projet vous ravira ! En effet, avec une simple clef USB et un chien, ce réseau “peer to peer” vous permettra d’échanger, de partager, en toute simplicité !

Et dans dix ans ?

Le F.A.T. lab n’est pas le seul mouvement hacktiviste créatif, même s’il est unique dans sa pensée et son mélange “pop culture” / “hacking”. Cependant, d’autres types de pensées émergent et proposent des actions créatives engagées :

Je suis impatient de voir se répandre ce et ces courant(s), ces pensées et ces actions ! En attendant, je vous invite à vous rendre le site du F.A.T. lab et vous souhaite… un excellent week-end ! :-)

Geoffrey

]]>
http://owni.fr/2012/10/26/du-f-a-t-dans-tes-yeux/feed/ 4
Google irrigue la culture en ligne http://owni.fr/2012/10/12/google-culture-cultural-institute/ http://owni.fr/2012/10/12/google-culture-cultural-institute/#comments Fri, 12 Oct 2012 09:11:41 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=122441

Soucieux de soigner son image de plus grosse régie publicitaire au monde, depuis longtemps Google aide les arts et la culture, avec par exemple le passionnant Google Art Project sorti en 2011 et permettant de visiter virtuellement différents musées comme celui de Versailles, le Metropolitan Museum of Art of New York ou encore la Tate Modern Gallery de Londres. Plus simplement encore avec les Google Doodle, ces logos de Google redessinés et  l’occasion d’un événement et qui font sourire les millions de connectés. Le lancement de son Institut culturel, ce mercredi, s’inscrit dans cette dynamique.

42 histoires

Le site propose donc 42 histoires de 1900 à 2000 à travers une frise chronologique simple et élégante. On y retrouve des sujets historiques comme la déportation pendant la Seconde Guerre Mondiale, Mai 68 ou des personnages comme Nelson Mandela, la Reine Elisabeth II ou encore Anne Frank.

Mark Yoshitaka, responsable du projet explique que le site est structurée par les thématiques pour offrir un contenu qui invite plus facilement à la découverte. De même, la liste des quarante-deux sujets devrait s’agrandir pour compléter ce projet évolutif ! Et il conclu sur : “Le but est d’associer le savoir-faire informatique de Google et les archives des prestigieuses institutions culturelles”. Le meilleur des deux mondes donc.

Arrêtons-nous un instant sur la première page et qu’y voyons-nous ?

Pleine page

L’utilisation de la photo en fond et en plein écran est une énorme tendance de cette année 2012. Trois évolutions l’expliquent : les progrès des technologies web et des standards, les débits Internet élevés qui se banalisent et la démocratisation des appareils photos réflex de bonne qualité. De même, on remarquera que chaque image est sombre sur les bords. Cela s’appelle le “vignettage” et là encore c’est à la mode. Le vignettage est en théorie provoqué par une insuffisance de l’objectif photographique. Sur une image numérique, cet “effet” est là pour créer une impression d’intimité et pour rappeler la “vraie photo en papier”.

Minimaliste

Sur le site, il y a de nombreuses façons d’accéder au contenu. En effet, plus il est riche et dense, plus les angles pour le découvrir sont nombreux. Il vous faudra donc naviguer entre les images très simplement en cliquant sur les flèches de chaque côté de l’écran, ou alors afficher le contenu sous forme de mosaïque. Vous avez aussi la possibilité de naviguer avec une barre de défilement horizontale qui fait office de frise chronologique.

Labeur

Pour la typographie, Google a ses propres outils comme Google Web Font, c’est donc de ce site que la typo de titre (le Oswald pour les intimes) et la typo de labeur (le Merriweather pour les mêmes) proviennent. Tout le travail typo en blanc sur fond de photo est plutôt bien réussi et offre une lecture confortable même sur les petits écrans.

Le Oswald

Le Merriweather

Simple complexité

En design,less is more” est un adage que j’apprécie dispenser et pratiquer. En effet, un site comme le Google Cultural Institute se retrouve a devoir aller à l’essentiel. Par exemple, avec cette page de recherche, on se retrouve un petit peu dans l’esprit du moteur de recherche de Google et nous gardons ainsi nos repères pour naviguer.

Et pour s’en servir vraiment ?

Comme souvent sur ce genre de projet, je pose la question suivante : “Et est-ce que vous vous en serviriez réellement ?”. Pas au quotidien comme une boîte e-mail ou comme Facebook, mais vraiment aller chercher, creuser l’information, naviguer dans un contenu comme on tourne les pages d’un livre chaque soir où comme on regarde les vidéos des conférences TED avant de s’endormir. Pour cela, Youtube propose sur sa chaîne dédiée au Google Cultural Institute, une vidéo explicative (en anglais sous-titré en français).

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Je me demande cependant si, en dehors de l’enseignement (ce qui est déjà une bonne chose!), des utilisateurs continueront d’aller sur le site une fois “l’effet waou” passé.

Rassembler est également une des forces de Google car sous l’égide de son institut se développe en fait des partenariats avec de nombreux acteurs de la culture comme le musée de Auschwitz-Birkenau, la Fondation France Israel, la Anne Frank House ou encore des sociétés comme Getty Images, la collection de photos du magazine LIFE et même la Mairie de Paris.

Pour aller plus loin sur le sujet, je vous invite à pratiquer vous même l’expérience du Google Cultural Institute et également consulter la chaîne Youtube du Google Cultural Institute.

]]>
http://owni.fr/2012/10/12/google-culture-cultural-institute/feed/ 6
J’irai graffer sur ton wall http://owni.fr/2012/09/28/jirai-graffer-sur-ton-wall-vendredi-et-cest-graphism/ http://owni.fr/2012/09/28/jirai-graffer-sur-ton-wall-vendredi-et-cest-graphism/#comments Fri, 28 Sep 2012 09:11:00 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=121174

Bonjour et bienvenue sur Vendredi c’est Graphism ! :)

Il y a quelques semaines, cette vidéo a fait beaucoup d’émois avec 107 000 vues. Ironique et pleine d’humour, elle dénonce, critique, provoque les différents médias sociaux que nous utilisons. Ironique ? Oui, je l’ai justement vue publiée sur Facebook et sur Twitter. Ce film et cette peinture (réalisée en cinq jours) ont été réalisés au festival “GALORE”  de Copenhague, au Danemark, et se présente comme un time-lapse composé de plus de 9 000 photos.

#MyLifeSucks

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Son auteur témoigne :

Les gens me regardent comme si j’étais sur une autre planète quand je leur dis que je ne suis pas sur les médias sociaux comme Facebook, Twitter ou Instagram. Aux yeux des médias sociaux, je suis fortement dépassé, je suis perdu et pas connecté. En ne prenant pas part aux médias sociaux mentionnés ci-dessus je fais de moi un étranger pour la société qui sacralise ces médias sociaux. Je ne peux pas m’empêcher d’observer les gens autour de moi qui semblent être consommés et accro au fait de se tenir au courant des statuts de leurs amis sur les médias sociaux.

Nous vivons dans une vie au rythme ridiculement rapide où l’information est échangée si rapidement qu’il nous fait nous sentir inadéquat et détruit notre capacité d’attention.

Street-art déconnecté ?

Le street-art semble donc avoir une dent contre les réseaux sociaux ? En effet, la création street art repose sur la rue, sur les murs, le mobilier urbain, les arbres, que sais-je encore, mais se situe en général plutôt loin de l’écran (à quelques exceptions près comme le Graffiti Research Lab). Cependant, le graffiti n’a jamais été aussi reconnu et suivi par le grand public depuis l’avènement des réseaux sociaux. En effet, combien de fois sommes-nous surpris par un beau graff publié sur Instagram ? Une photo “Regarde le ciel” publiée sur Twitter ou encore un panneau détourné publié sur Path ?

En tous cas, les réseaux sociaux influencent le street art et ce ne sont pas les initiatives qui manquent. Par exemple, avec ces collages qui nous racontent Facebook dans la rue.

Facebook est dans ta rue


(source)

Dépendance culturelle

Ne nous voilons pas la face, nous passons peut-être, une deux trois heures – voire toute la journée – sur Facebook, et notre compte Facebook est souvent ouvert, même si la fenêtre est minimisée sur notre ordinateur. Accro à Facebook ? C’est sur ce constat que la street-artiste 2wenty, située à Los Angeles, dépeint graphiquement notre  dépendance culturelle aux médias sociaux. Sur l’affiche ci-dessous, on voit clairement un paquet de cigarettes marqué au doux nom de Facebook et aux couleurs du réseau social.

Je fais des oeuvres sur ce qui me tracasse [...] Les gens sont toujours sur Facebook au travail et même en marchant dans la rue. Je compare Facebook à la cigarette pour attirer l’attention sur nos dépendances culturelles. Mais voulons-nous vraiment cesser de fumer?

Bien que le travail 2wenty dénote d’une attitude pessimiste envers le réseau social, ce n’est pas vraiment la preuve que l’artiste de rue est anti-Facebook, en effet elle-même possède sa propre page Facebook dans laquelle elle publie régulièrement des messages et des liens vers son travail.

Des murs sur Facebook

D’autres oeuvres de rue, souvent anonymes, se présentent sous de nombreuses formes différentes comme des collages, des pochoirs, des graffitis, des autocollants ou encore des peintures. Les supports sont nombreux, les idées pour parler des réseaux sociaux aussi.

Tweet tweet tweet

Enfin, il n’y a pas que Facebook qui inspire les street-artistes. Comme le montre la vidéo du festival GALORE en début d’article, Twitter est également source d’inspiration. Pour le colleur d’images Jilly Ballistic, c’est l’opportunité d’attirer l’attention du citoyen et d’aller contre le trop plein de publicité en faisant “court”, très court. Ci-dessous, il colle donc un tweet publié par lui-même, @JillyBallistic, avec pour simple message: “S’il vous plaît continuez à ignorer cette publicité. Merci.” Ce tweet collé restera affiché pendant plusieurs jours sur l’abribus M15 à St Allen & St Stanton, à New-York.


(source)

Questionmarc

Un autre artiste du nom de “Questionmarc” s’xprime sur les murs les d’un bâtiment en mettant en avant le petit oiseau de Twitter (l’ancienne version, pas la nouvelle). Son tweet ? “Just bombin’ a wall” est très simple et je serais ravi de voir jusqu’où il pourrait aller avec ce petit oiseau et ces tweets.

Et les mèmes dans tout ça ?

Enfin, les réseaux sociaux ne sont pas les seuls à inspirer les street-artistes, en effet la culture Internet n’est pas en reste avec cet exemple ci-dessous réalisé par Thierry Jaspart, en Belgique. Il a décidé de réaliser une fresque mettant en scène nos amis connus d’Internet, j’ai nommé Rage Faces, Pedobear, Long Cat, Keyboard Cat, etc.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Le street-art et les réseaux sociaux font finalement bon ménage

Enfin, pour conclure il se trouve que tant que le street-art existera, il perdurera sur les réseaux sociaux, sur Twitter, Instagram, Path, Facebook, Pinterest, que sais-je encore. Ainsi, j’ai décidé de vous faire une petite liste par réseau, de là où vous pouvez dénicher des oeuvres de street-artistes :-)

Sur Twitter

Sur Facebook

Sur Pinterest

Sur Instagram

Excellente fin de semaine et à la semaine prochaine !

Geoffrey

]]>
http://owni.fr/2012/09/28/jirai-graffer-sur-ton-wall-vendredi-et-cest-graphism/feed/ 8
Le design, au Fourneau et au moulin http://owni.fr/2012/09/21/le-design-au-fourneau-et-au-moulin/ http://owni.fr/2012/09/21/le-design-au-fourneau-et-au-moulin/#comments Fri, 21 Sep 2012 09:11:21 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=120477

Hello :)

Le 18 septembre dernier, j’ai eu la chance d’animer la 1ère soirée *di*/zaïn aux côtés de Marina Weiner, Gayané Adourian, Benoît Drouillat et Nicolas Loubet. Pour cette première soirée thématique sur le design, ce sont 550 personnes qui se sont réunies au Divan du monde pour écouter des designers de tous bords avec un dispositif narratif numérique (live-tweet et storify en direct). Au programme des intervenants, la designer culinaire Marie Chemorin, l’agence interactive Octave & Octave, les designers graphiques de Retchka, Christophe Tallec, le photographe Léo Caillard ou encore le designer d’interaction Antonin Fourneau.

C’est justement ce dernier designer, Antonin, que je vais vous présenter aujourd’hui.

*di*/zaïn

Cliquer ici pour voir la vidéo.

(source)

Antonin Fourneau, un parcours

Antonin Fourneau, né en 1980, est diplômé de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence en 2005 et de l’atelier de recherche interactive de l’ENSAD en 2006. Son travail s’oriente autour des dispositifs interactifs et de certaines formes de cultures populaires. Ces intérêts l’ont conduit en 2005 à créer un projet collaboratif de fête foraine expérimentale, Eniarof, dans lequel chaque participant cherche à développer de nouvelles formes d’attractions. Dans le prolongement de ses recherches, il a été sélectionné pour une résidence au Japon en 2007 au Tokyo Wonder Site.

Aujourd’hui présent dans de nombreuses conférences, il nous raconte son parcours, sa démarche qu’il décrit comme celle “d’un plombier qui trouve une solution, qui teste, puis qui continue sa solution, puis qui ouvre les vannes pour voir…” et surtout ses projets à venir.

(photo)

Dix minutes pour nous présenter son travail

Pendant sa présentation de dix minutes (100 minutes, 10 designers, c’est le format imposé par la soirée *di*/zain), Antonin a su envoûter l’auditoire avec des projets de design interactifs simples, bien imaginés qui flirtent souvent avec la bidouille, le détournement. Il a notamment présenté ce projet collaboratif intitulé Eniarof. Pour résumer, un Eniarof est une fête foraine revisitée dans laquelle émerge un nouveau concept de l’attraction à l’intérieur de la création artistique. Les créateurs de chaque Eniarof s’inspirent des cultures populaires anciennes et émergentes autour des règles du « Dogmeniarof ».

Eniarof

(photos)

Un Pacman pour huit

Antonin a ensuite présenté d’autres projets comme ce Pacman qui se joue à huit. Pour jouer ensemble à ce jeu vidéo créé par Toru Iwatani, il fallait donc que les huit joueurs tombent d’accord sur la direction à prendre.

Il raconte :

C’est un Pacman complètement immersif : vous êtes un joueur qui doit fuir des fantômes. Là, vous êtes huit joueurs, donc si il y en a un qui a décidé d’aller à l’inverse des autres (aller à droite alors que les autres veulent aller à gauche), il va perturber le jeu. Donc ça va demander aux huit personnes de s’organiser entres elles pour jouer correctement. Ça créé donc des mécaniques de jeu complètement différentes. Des gens assez organisés qui vont mettre “Pause” pour se dire “que va t-on faire dans les deux prochaines secondes ?”, ils se disent “gauche-droite”, ils enlèvent la Pause, ils font “gauche-droite”, ils remettent la Pause. Donc ça c’est plutôt des filles bien organisées on va dire. Ce qu’il y a de drôle avec l’Eggregor c’est qu’on peut regarder de l’extérieur ce qui se passe, se demander “Comment les gens se comportent face au jeu et… entre eux ?”

Cliquer ici pour voir la vidéo.

(source)

Oterp, un jeu réalisé en mode “garage”

Antonin travaille également sur ses applications “en mode garage, à fond toutes les 2 semaines” et certaines ont déjà été présentée à Lift comme Oterp, un dispositif ludique de redécouverte de la ville par le son. Il propose au promeneur une nouvelle appréhension de l’espace urbain. Muni d’un iPhone équipé d’un capteur GPS, le joueur compose une partition musicale en temps réel en fonction de sa position dans l’espace.

Au cours de ses déplacements, le joueur génère des petites icônes colorées sur l’écran de son iPhone. Il les collecte et sélectionne pour les redisposer dans l’espace virtuel, créant ainsi de nouvelles compositions musicales.

Pour la petite histoire, ce projet avait démarré à l’origine sur la console PSP de Sony, Antonin a préféré finalement l’iPhone comme support, beaucoup plus diffusé, beaucoup plus accessible.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

(source)

De l’eau jaillit la lumière

Enfin, le projet le plus récent présenté par Antonin Fourneau est un projet que vous avez peut-être découvert il y a quelques semaines. Intitulé “Water Light Graffiti” ce projet se présente comme un grand mur de LED réagissant au contact de l’eau et permettant comme son nom l’indique de taguer sa surface à l’aide de n’importe quel objet qui projette de l’eau. Vos “bombes de peintures” seront donc pinceaux, éponges, pistolets à eau voire des seaux d’eau ! On peut ainsi définir ce travail comme un matériau architectural nouveau permettant de laisser une trace lumineuse et éphémère. À noter également que le projet a été réalisé avec DigitalArti, une structure qui aura su trouver ingénieurs et designers pour accompagner Antonin Fourneau dans ce projet poétique.

En vidéo

Cliquer ici pour voir la vidéo.

(source)

Pour retrouver tout le travail d’Antonin :

Bonne fin de semaine, et à la semaine prochaine ! :)

Geoffrey

]]>
http://owni.fr/2012/09/21/le-design-au-fourneau-et-au-moulin/feed/ 2
Décoller l’affiche du Festival d’Automne http://owni.fr/2012/09/14/decoller-laffiche-du-festival-dautomne/ http://owni.fr/2012/09/14/decoller-laffiche-du-festival-dautomne/#comments Fri, 14 Sep 2012 09:11:12 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=120070

Cette semaine, on se penche sur la sortie de l’affiche du Festival d’Automne à Paris. Ce festival a lieu tous les ans à Paris et a pour mission de passer commande à des créateurs et de susciter des démarches d’ordre expérimentales pour témoigner de la créativité des cultures non-occidentales.

Comme tous les ans, ce passionnant festival donne lieu à une affiche unique, réalisée par un artiste différent. La qualité graphique est donc souvent au rendez-vous (en témoignent les affiches que vous verrez plus bas). Cependant, cette année, nombreuses ont été les personnes surprises à la vue de l’affiche. Loin des canons de la beauté classique, elle semble avoir été faite en quelque minutes avec très peu d’exigence graphique.

L’affiche 2012 du Festival d’Automne à Paris

(voir l’affiche en grand format à cette adresse)

Dans son ensemble c’est une affiche classique : un titre en grand, des couleurs, des logos plus ou moins alignés en bas et même un code QR (le petit code barre carrée en bas de l’affiche) qui amène vers le site du Festival d’Automne. Mais quand on regarde en détail, on remarque certains points qui attirent l’oeil :

• L’harmonie des couleurs est très délicate, un orange/marron pour la typo (pour rappeler l’automne ?), un dégradé entre trois couleurs (bleu, jaune, violet) en fond de page et des logos en gris.

• La typographie semble avoir été écrite au doigt ou à la souris. Rien de mal en soi mais cela renforce énormément l’aspect négligé et l’absence d’effort.

• La date “2012, 13 sept – 31 déc” a un léger pourtour blanc. En effet, le dégradé rendait difficilement lisible le mot dans le violet, il a fallu trouver une façon de rendre ça lisible.

• En dehors du dégradé qui rappel un coucher de soleil et la couleur du texte, il n’y a aucun rappel du sujet de l’affiche. Elle n’exprime rien. Aucune allusion à l’art, à la créativité, au festival en lui-même.

• Les logos sont en gris ou en noir et ne sont pas vraiment alignés, ils semblent entassés là sans réelle choix graphique.

• Le code QR quant à lui amène l’internaute qui le prend en photo vers le site internet du Festival d’Automne. Un site qui n’est pas optimisé pour les téléphones mobiles !

Avec cette absence flagrante d’exigence dans la qualité de l’affiche, les réactions ne se sont pas faites attendre, notamment sur Twitter :

En effet, nombre de personnes ayant vu cette affiche ont tout d’abord été choqués par les couleurs et la lecture de l’affiche. Ensuite, c’est la réflexion qui a pris le pas sur les forums, les blogs, sur Twitter ou encore Facebook. En effet, l’auteur de l’affiche est l’artiste invité du Festival, Urs Fischer, un plasticien suisse dont les sculptures sont exposées dans des expositions et des biennales à travers le monde. En 2012, Urs a été invité à Venise par François Pinault qui, pour la première fois, laissait carte blanche à un artiste afin d’investir le somptueux palais vénitien du milliardaire français.

Efficacité visuelle

Urs Fischer est donc un talentueux plasticien mais pas un graphiste. Cela ne vous rappelle rien ? En 2012, l’affiche de Roland Garros réalisée par l’artiste Hervé Di Rosa avait fait couler beaucoup d’encre. Ce travail artistique sur le thème du tennis s’inscrivait pourtant dans la lignée des affiches de Roland Garros, des affiches graphiques avec une forte liberté artistique. Un artiste n’est pas un graphiste, il va de soi que ce sont deux disciplines proches mais qui poursuivent des objectifs différents. Une affiche réalisée par un graphiste sert un message de façon graphique en se démarquant ; et en utilisant certaines règles comme la lisibilité (ou parfois l’illisibilité volontaire) l’efficacité visuelle, la simplicité du message délivré, l’élégance, etc. Le but est de délivrer le message. Une image réalisée par un artiste échappe naturellement à cette contingence.

(l’affiche de Roland Garros 2012)

Et pourtant, la communication graphique du Festival d’Automne est très souvent maîtrisée, élégante et graphique. En témoigne la plaquette ci-dessous qui est réalisée par l’agence la Vache Noire ou encore quelques affiches des éditions précédentes. Ces affiches ont d’ailleurs un côté artistique très fort mais auront reçu un bien meilleur accueil. Encore aujourd’hui, leurs codes graphiques sont mieux acceptés que notre affiche de 2012.

source

Irrévérencieuse

En y réfléchissant bien, la dernière affiche qui a fait autant parler d’elle est l’affiche de la Fête de la Musique dont je vous avais parlé l’an dernier. Les critiques qui avaient été faites sur cette affiche étaient sur l’absence d’effort et de rigueur graphique et l’horrible dégradé tant remarqué. Une affiche remarquée par la critique négative. En lisant un peu plus sur le personnage d’Urs Fischer on apprend qu’il place son énergie créatrice dans sa “réputation irrévérencieuse qui met à mal les conventions et nos certitudes visuelles” et que l’on peut “reconnaître dans son geste une dimension héroïque, voire romantique, qui n’est pas sans assumer une grande part d’ironie”. [source].

Urs aurait-il donc utilisé volontairement les codes graphiques contemporains tant décriés de ces affiches qui font parler d’elles par leur “laideur” ? Serions-nous tous tombés dans le panneau ? Toujours est-il que les parodies (voir ci-dessous) et les articles sur les blogs fleurissent comme sur John Graphisme.

(l’affiche de la Fête de la Musique 2011)

(source)

Si malgré l’affiche, vous êtes intéressé par le Festival d’Automne, n’hésitez pas à vous rendre sur la programmation où, danse, art plastique, théâtre, musique et cinéma cohabitent brillamment avec des auteurs, artistes et créateurs de renom.

Geoffrey

]]>
http://owni.fr/2012/09/14/decoller-laffiche-du-festival-dautomne/feed/ 12
Google inscrit les données aux Beaux-Arts http://owni.fr/2012/08/30/google-inscrit-les-donnees-aux-beaux-arts/ http://owni.fr/2012/08/30/google-inscrit-les-donnees-aux-beaux-arts/#comments Thu, 30 Aug 2012 12:32:17 +0000 Camille Gicquel http://owni.fr/?p=118989

Des données chiffrées utilisées comme matériel artistique. Ça s’appelle du Data-Art. Une démarche innovante poussée par Google pour soigner sa com’ et flatter l’efficacité de ses produits. Ainsi, cet été, Google adaptait neuf expérimentations artistiques de ce type aux navigateurs de smartphone. Pour mettre en valeur les possibilités offertes par une navigation sur tablette notamment la sienne, la nouvelle Nexus 7, qui sera mise en vente en France le 3 septembre prochain.

Au-delà de ces effets d’annonce, Google fait du Data-Art un de ses principaux sujets de R&D, comme le raconte son service presse :

Le Creative Lab est une équipe de designers, de rédacteurs, de technologues créatifs, de producteurs, de directeurs créatifs et de directeurs marketing dont la mission est de travailler sur des projets créatifs très divers qui font vivre l’image de Google.

Outre la réalisation de projets comme le YouTube Symphony Orchestra, le laboratoire cherche à mettre en valeur toutes les possibilités offertes par JavaScript, et ceci en fédérant différentes initiatives : les désormais institués “Chrome Experiments” sont une série de projets artistiques sur le web, la plupart étant réalisés par les internautes eux-mêmes. Ces projets intronisent les “artistes de données” et veulent faire de Chrome le navigateur internet du partage et de la création artistique. Parmi les artistes de l’équipe l’on retrouve REAS, Mr Doob, Ryan Alexander, Josh Nimoy, Toxi et surtout, Aaron Koblin, directeur de la création, qui explique sur le blog Data Visions :

Les analyses et les visualisations de données sont devenus des outils indispensables en science et dans le business, mais dans les mains d’une nouvelle génération d’artistes digitaux, la data subit une métamorphose, d’une unité d’information vers un moyen d’expression fascinant, beau et expressif.

Not your mother’s JavaScript

La Google Data Arts Team est à la pointe de la technologie et repousse les barrières de l’utilisation de JavaScript, d’où leur devise “Pas le JavaScript de ta mère”. Elle a recours à différents outils notamment le HTML5 Canvas, SVG et WebGL, mais cherche surtout à faire de l’un des navigateurs les plus avancés une vitrine pour ses projets.

L’open source comme credo, le Creative Lab donne la possibilité aux internautes de récupérer les codes en ligne afin de se les réapproprier et de contribuer aux Chrome Experiments. Les internautes-artistes peuvent d’ailleurs commenter les projets et faire part des difficultés qu’ils rencontrent. Le Creative Lab relaie ensuite une sélection des créations JavaScript les plus réussies.

Expérimental et avant-gardiste. Certes. Mais l’entreprise californienne ne s’est pas lancée sur cette voie par hasard. Alors que Microsoft se positionne sur le marché de l’éducation, Google a donc placé une partie de ses pions dans un domaine encore négligé par ses concurrents : le Data Art.

Stratégie marketing

L’entreprise de San Francisco soigne l’aspect marketing, et met en valeur ses plus gros projets par des partenariats prestigieux. Outre les musées new-Yorkais ou londoniens avec lesquels elle coopère, elle fait une sélection stricte des chansons qui accompagnent ses travaux.

La musique, autant que l’internaute et les partenaires culturels, joue en effet un rôle primordial dans ses expérimentations. On y retrouve des grands noms comme Arcade Fire, Norah Jones, Danger Mouse, ou Daniele Luppi. Mais il n’est pas étonnant de voir une telle stratégie se mettre en place.

Le service de presse de Google France rappelle que ces projets ne rapportent financièrement que très peu à la compagnie : “Nous ne nous faisons pas d’argent là dessus“. Le mode de rétribution principal reste donc la visibilité, d’où la participation d’artistes reconnus, en espérant que les téléchargements de Google Chrome suiveront.

Si ces derniers sont gratuits, ils représentent un aspect économique important de la compagnie. Plus les internautes utiliseront Chrome, plus Google aura de publics cibles à revendre aux entreprises publicitaires. Sans remettre en cause la haute qualité des expérimentations, Google semble avoir fait d’une pierre deux coups : se vendre comme une entreprise innovante dans le domaine de l’art et conquérir de nouveaux marchés de publicitaires.

Collaboratif

L’équipe avisée de professionnels du secteur cherchent donc à surfer sur les tendances de demain et valorisent certaines pratiques plébiscitées, notamment le crowdsourcing.

Aaron Koblin, directeur de la création, artiste geek diplômé de l’Université de Californie de Los Angeles (UCLA), n’en était pas à son premier essai en intégrant le Creative Lab. Il s’était déjà fait remarquer lors de la réalisation du clip 3D de Radiohead “House of Cards” en 2008. De même, ses réalisations The Sheep Market et The Single Lane Superhighway, deux projets collaboratifs invitant les internautes à dessiner un mouton et une voiture, avaient été salués pour leur aspect innovant.

Dans ses premiers projets comme dans ceux réalisés au sein du Creative Lab, Koblin s’est donc attaché à placer l’internaute au cœur des expériences en lui offrant une palette d’outils. Partout dans le monde, derrière son écran, chacun peut donc contribuer à ces projets collaboratifs. Quoi de mieux que de valoriser la participation des internautes, les impliquer dans un projet précurseur et attractif pour les attirer et les fidéliser à un produit, Chrome.

Le temps du rêve

Si tous les projets présents sur Chrome Experiments révèlent les capacités saisissantes du navigateur et de JavaScript, “3 dreams of Black” est certainement le plus abouti. À mi-chemin entre le jeu vidéo et le clip musical, le Creative Lab reste fidèle à son ambition de placer l’internaute au cœur de ses projets et en fait l’acteur principal de cette vidéo interactive.

Plongé dans trois rêves différents, il découvre les mondes imaginés par la Google Data Arts Team et peut les explorer, le tout au son de la chanson Black tirée de l’album “Rome” de Danger Mouse, Daniele Luppi et Norah Jones. Le projet se fait remarquer par l’esthétisme de son travail graphique, tout autant que sa programmation.

Savez-vous planter les arbres, à la mode, à la mode…

Même chose dans “This Exquisite Forest” mis en ligne le 19 juillet dernier, et dont vous pouvez voir la vidéo d’introduction ci-dessous. Le projet réutilise un concept développé par les surréalistes français dans les années vingt : le cadavre exquis. Les internautes collaborent donc autour d’un même projet (ou autour d’un même arbre dans le cas présent), qu’ils peuvent eux-mêmes créer, sans tenir compte de ce que font les autres. Ils peuvent interagir autour du même arbre au même moment “d’un même début vers plusieurs fins différentes”. Tous les outils sont mis à la disposition de l’internaute : les consignes concernant le thème de l’arbre, le choix des couleurs, les effets etc. (pour les moins aguerris, les deux/trois heures passées sur Paint il y a quelques années devraient vous aider).

Mais le projet ne s’arrête pas là. Google s’est associé au Tate Modern de Londres dans lequel les visiteurs pouvaient également participer via des tablettes numériques, et découvrir le travail des internautes. Comme l’explique Jane Burton, directrice de la création du musée :

Il s’agit d’une collaboration créative entre des artistes, les visiteurs du Tate et une large communauté en ligne.

On retrouve aujourd’hui une véritable forêt aux sujets variés : “le feu”, “briser un mur”, “la ligne”, “l’histoire du savon” ou encore “d’une goutte d’eau…”

Cinq applications dans un labo

Tout aussi impressionnant, nous retiendrons le Web Lab réalisé en partenariat avec le musée des sciences de Londres. Le projet permet aux utilisateurs de collaborer autour de cinq expérimentations de Chrome : l’orchestre universel qui permet de jouer de la musique avec toute la communauté en ligne ainsi que les visiteurs du musée. Le téléporteur offre lui une visite en direct de certains lieux de la planète, et permet de prendre des photos pour ensuite les partager.

L’application sketchbot de son côté vous tire le portrait, ce qui permettra à un robot de reproduire votre visage en direct dans le musée de la capitale britannique. De plus, une recherche par mot-clé vous permet de tracer des données, et de découvrir où sont stockées les images issues de votre exploration. L’application permet d’appréhender l’étendu du réseau internet. Enfin, l’explorateur LabTag ouvre la voie vers les créations des autres visiteurs.

Flashback

Retour en enfance et plongée au cœur de sa ville natale dans “The Wilderness Downtown“, projet pour lequel la Data Arts Team a remporté le Grand Prix Interactif de Cannes en 2011. Après avoir entré le nom de la ville de son enfance, le navigateur offre une véritable chorégraphie de fenêtres pop-up, chacune dévoilant de nouvelles vidéos au rythme de “We used to wait” du groupe anglais Arcade Fire. L’équipe mobilise ici toutes les facultés de Chrome ainsi que Google Earth.

L’on peut voir un enfant courir dans une rue pendant qu’une autre fenêtre survole la ville, et qu’une troisième laisse voir des oiseaux se déplaçant en groupe. Une dernière fenêtre propose un mode street view pour une immersion totale.

L’expérience a ensuite donné lieu à une exposition au Musée d’Art Moderne de New-York. Si le projet demeure impressionnant, le bruit du ventilateur de votre ordinateur portable risque de masquer le son de la musique. Et si, comme moi, vous êtes originaire d’une petite ville (pour ne pas dire une ville “paumée” comme on me l’a soufflé à l’oreille) la qualité de Google Earth peut laisser à désirer.

Petit bémol, ces réalisations transforment souvent votre petit ordinateur portable en chauffage d’appoint, et vous font monopoliser toutes les bandes passantes de votre réseau.


À lire aussi : Google Art Project : Tout n’est pas rose
Illustration : capture d’écran issue du film ROME réalisé par Aaron Koblin

]]>
http://owni.fr/2012/08/30/google-inscrit-les-donnees-aux-beaux-arts/feed/ 15